Amath DANSOKHO ET LE MARXISME


Amath DANSOKHO ET LE MARXISME

Amath DANSOKHO ET LE MARXISME

Dans le Manifeste du Parti Communiste, de Karl Marx et Frédérich Engels, publié en 1848, le slogan « Prolétaires de tous les pays », unissez-vous, consacre le caractère universel du Marxisme Léninisme.

Maîtrisant parfaitement l’idéologie, de cette théorie révolutionnaire, de jeunes sénégalais, se sont résolument inscrits dans ce mouvement fraternel et sans frontières pour pourfendre le colonialisme.

Durant cette terrible époque, le Sénégal a été partie prenante de tous ces débats, intellectuels et politiques, qui ont essayé de frayer des chemins pour que l’Afrique, libérée, retrouve sa dignité.

En mai 1968, alors que le pouvoir gaulliste vacillait, en Sorbonne, un militant internationaliste « faussement katangais » avait évoqué, sous les vivats, les étudiants sénégalais en grève.

On peut même, sans fausse modestie, dire que le Sénégal a été, en Afrique occidentale française, à l’avant-garde de ce combat éprouvant.

Notre pays avait une chance inouïe, d’avoir des jeunes militants conscientisés, marxistes léninistes de première ordre, rompu à la dialectique et d’un courage inébranlable, pour se dresser devant l’inacceptable .

Avec le culot que nous lui reconnaissions, quand le philosophe André, Glucksmann dans la « cuisinière et le mangeur d’homme », proclamait la mort du marxisme il avait tout faux et était plus conformiste, encore, que le conformisme qu’il dénonçait .

Le Marxisme nous donne, pour toujours, la capacité de penser l’injustice et nous apprend à déceler les failles d’un système élaboré, pour mieux le combattre.

Voilà pourquoi, pour déjouer, la répression féroce, du pouvoir français et plus tard de l’état post colonial inféodé à l’ancienne métropole, l’immersion dans une clandestinité féconde, a été une judicieuse nécessité, largement utilisée par l’avant-garde d’extrême gauche sénégalaise.

Le pouvoir de Léopold Sédar Senghor, respectait et redoutait en même temps, le courage et la détermination de ces militants clandestins, qui attaquaient farouchement son régime et faisaient l’admiration des prolétaires sénégalais.

Et pourtant les intimidations et la répression étaient féroces et étaient à la mesure de la puissance des mouvements clandestins.

On ne peut pas ne pas évoquer entre autres, Majemouth Diop, l’icône incontestée de la gauche sénégalaise, fondateur du Parti Africain de l’indépendance (PAI) traqué par la France et ennemi juré de Léopold Senghor après l’indépendance.

On ne peut pas non plus oublier, Le sacrifice du jeune et talentueux, Oumar Blondin Diop, Marxiste Léniniste sourcilleux, exégète du « Que faire » de Vladimir Ilitch Oulianov dit Lénine, irréductible combattant et mort dans les geôles du régime, qui est l’honneur de la jeunesse sénégalaise.

Il faut dire que le Marxisme Léninisme a offert à ces jeunes étudiants, intelligents et conscients, des repères théoriques redoutables, pour faire trembler les pouvoirs post coloniaux.

Amath Dansokho, dont nous pleurons la disparition aujourd’hui, s’est inscrit toute sa vie, dans cette mouvance universelle de ceux qui savent dire non et qui défendent les peuples opprimés, en les exhortant à la lutte pour recouvrer une dignité aliénée.

Il était inébranlable, incorruptible et déterminé et toujours prêt à l’action, ici et partout en Afrique .

Il avait tissé des liens de solidarité indéfectible, avec tous ceux qui pensent « Que l’homme ne doit jamais renoncer, et doit toujours se défendre et lutter contre l’oppression ».



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