Beyrouth : Carlos Ghosn, l’ex PDG de Renault-Nissan qui a fui le Japon, devrait s’exprimer le 8 janvier


Beyrouth : Carlos Ghosn, l’ex PDG de Renault-Nissan qui a fui le Japon, devrait s’exprimer le 8 janvier

Beyrouth : Carlos Ghosn, l’ex PDG de Renault-Nissan qui a fui le Japon, devrait s’exprimer le 8 janvier

Selon un de ses avocats, Carlos Ghosn, l’ancien patron de Renault-Nissan, devrait tenir une conférence de presse mercredi 8 janvier à Beyrouth.

L’ex-PDG de Renault-Nissan a confirmé mardi qu’il se trouvait au Liban, alors qu’il était assigné à résidence au Japon où il est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation. Il doit tenir une conférence de presse le mercredi 8 janvier à Beyrouth ainsi que le rapporte le quotidien « L’Orient le Jour ».

« Je n’ai pas fui la justice, je me suis libéré de l’injustice et de la persécution politique. Je peux enfin communiquer librement avec les médias, ce que je ferai dès la semaine prochaine », a indiqué mardi M. Ghosn.

Sa fuite aurait été planifiée pendant des semaines. Son nom ne figure sur aucun registre des vols commerciaux ou privés au départ du Japon le 29 décembre.

Une carte d’identité française

En revanche, Carlos Ghosn est « entré légalement au Liban », a indiqué mardi le ministère des Affaires étrangères à Beyrouth, avec un passeport français. L’homme d’affaires dispose de trois nationalités : française, libanaise et brésilienne.
La Direction générale de la sûreté générale a elle aussi affirmé dans un communiqué que M. Ghosn était entré « légalement » au Liban, précisant qu’aucune mesure n’imposait « l’adoption de procédures à son encontre » et que rien ne « l’exposait à des poursuites judiciaires ».

Il serait arrivé lundi « à l’aube », ont précisé les Affaires étrangères, dans leur communiqué publié par l’agence de presse étatique ANI. Le ministère a souligné toutefois ne rien savoir des circonstances de son départ du Japon. « Il n’y a pas avec le Japon d’accord de coopération judiciaire ou d’extradition », a précisé le ministère, mais « les deux pays sont signataires de l’accord des Nations Unies pour la lutte anti-corruption ».

M. Ghosn, qui fut le chef d’entreprise le mieux payé au Japon, a été arrêté fin 2018. Il fait l’objet de quatre inculpations dans ce pays: deux pour des revenus différés non déclarés aux autorités boursières par Nissan (qui est aussi poursuivi sur ce volet), et deux autres pour abus de confiance aggravé.

Fin avril, après 130 jours en prison, il a obtenu une libération sous caution, accompagnée de strictes conditions.



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