POURQUOI BIARRITZ A ÉTÉ UN ÉCHEC


POURQUOI BIARRITZ A ÉTÉ UN ÉCHEC

POURQUOI BIARRITZ A ÉTÉ UN ÉCHEC

Beaucoup de nos fidèles lecteurs nous ont demandé, pourquoi nous soutenons que le sommet de Biarritz, est un échec.

La réponse, en plusieurs points précis, est d’abord inscrite dans notre texte, LE BILAN NÉGATIF DU G7 DE MACRON, qui se veut regarder la réalité en face et ne pas adopter ce que Léopold Sédar Senghor appelait, « la politique de l’autruche ».

Ensuite quand on est africain, on a une attente précise et circonstanciée, quand les plus grandes nations, responsables de la marche du monde, se rencontrent et prétendent proposer des solutions aux maux qui rongent l’humanité. Il est évident que tous les sujets qui ont été évoqués intéressent l’Afrique, qui en est partie prenante.

Il persiste cependant un intérêt majeur, une ardente obligation, qui nous taraude, nous angoisse, exige notre résilience et nos combats, le sort de l’Afrique.

Et nous voyons, à chaque rencontre, les problèmes évoqués superficiellement pour distraire la galerie et taire. Les récriminations et aucune grande décision, tangible, n’est jamais prise à l’issue de ces sommets.

Pour nous, africains, qui nous voulons conscients et panafricainistes, il n’y a pas de sujet plus important, plus urgent à régler, que le sort de l’Afrique.

Nous savons bien sûr,que la question iranienne,la situation funeste de la forêt amazonienne,la taxation des GAFA, le réchauffement climatique, l’égalité homme et femme, le Brexit et l’économie mondiale sont des sujets d’importance et intéressent toutes les nations .

Mais pour nous, il existe une question plus importante, plus déterminante que toutes les autres et nous le crions bien fort, qu’il importe de régler en extrême urgence, tellement la situation est désastreuse.

c’est la réalité de millions d’africains engluées dans les souffrances, les famines, les maladies, les divisions, les guerres, les humiliations, qui cherchent à retrouver de l’espoir, et qui se heurtent à l’indifférence des pays riches du centre, réunis ce dimanche à Biarritz.

Et nous savons tous, et nous devons le dire plus fortement encore aujourd’hui, que l’on cherche, à nous tromper comme on l’a toujours fait et à nous faire croire que le monde est un « village planétaire »  et qu’il existe une prétendue et fausse « communauté internationale ».

Pour quoi devons nous oublier et taire la grande responsabilité de l’impérialisme conquérant, avec son architecture colonialiste et esclavagiste, qui a conquis, dominé et exploité le continent noir, à son unique profit et aliéner son développement.

Pourquoi,beaucoup d’intellectuels et l’élite africaine n’osent plus aborder la question de la responsabilité historique occidentale, responsable de la situation désastreuse de l’Afrique.

Les pays riches, qui ont abusé impunément de nos richesses, ont réussi à nous faire intégrer, faussement et subtilement et c’est d’une extrême gravité, que c’est nous africains, notre ignorance, notre incurie, notre paresse, nos croyances, qui sommes les uniques responsables de la situation actuelle du continent noir.

Bien sûr, nous avons une responsabilité directe dans les maux du continent noir et heureusement beaucoup d’africains le savent et s’échinent, chaque jour qui passe, pour trouver les solutions idoines et sortir l’Afrique de ses difficultés endémiques.

Mais la responsabilité de l’occident est exponentielle et les dégâts causés incommensurables et les moyens nécessaires pour régler les problèmes énormes, et hors de portée des micros moyens des états africains .

Nous savons, avec le Père Lebrac, que la répétition est pédagogique et que les africains ne doivent cesser d’exiger que l’occident répare l’injustice faite à l’Afrique depuis des siècles.

Tout sommet, qui ignore cette pénible réalité sera, insignifiante, aux yeux de millions d’africains désenchantés.

N’en déplaise à certains, nous nous répéterons et dirons que l’idée d’un PLAN MARSHALL est la seule aujourd’hui qui puisse répondre efficacement à la situation.

Et encore une fois, ce plan financé prioritairement par les ex états coloniaux, alliés du capitalisme dominant, pourra permettre de rompre avec les miettes distribuées, qui retournent en occident, et appauvrissent plus encore, l’Afrique.

Et ce jour là, et ce jour là seulement, l’ensemble des africains, conscients des énormes difficultés de l’Afrique et de la marche du monde, applaudiront et se mettront plus fortement encore au travail, pour régler les problèmes cruciaux de l’Afrique.

AZO yakhadieuf



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