Le Cardinal Jean-Pierre Kutwa: « La politique ne doit pas viser à sauvegarder les intérêts de certains privilégiés »


Le Cardinal Jean-Pierre Kutwa: « La politique ne doit pas viser à sauvegarder les intérêts de certains privilégiés »

La vigile a été un temps de prières, de louanges et d’invocation à Dieu, dans la nuit du lundi 31 décembre 2018, à la Cathédrale Saint Paul du Plateau. Les fidèles catholiques sont venus nombreux pour assister à la messe dite par le cardinal Jean-Pierre Kutwa.

Dans son homélie, le Prélat, s’appuyant sur des extraits du message que le Saint Père, le Pape François, a délivré sur l’autel de la sainteté à Rome, a fait savoir que « la politique ne doit pas viser à sauvegarder les intérêts de certains individus privilégiés ». « Le Pape fait remarquer que chaque renouvellement des fonctions électives, chaque échéance électorale, chaque étape de la vie publique, constitue une occasion pour retourner à la source et aux repères qui inspirent la justice et le droit. La bonne politique est au service de la paix ; elle respecte et promeut les droits humains fondamentaux qui sont aussi des devoirs réciproques, afin qu’entre les générations présentes et celles à venir, se tisse un lien de confiance et de reconnaissance», dira-t-il.

Mais à côté des vertus citées, le Pape François fait observer que malheureusement, il ne manque pas non plus dans la politique, les vices, dus soit à une inaptitude personnelle, soit à des déformations dans l’entourage et dans les institutions. Pour lui, « les vices de la vie politique ôtent la crédibilité aux systèmes dans lesquels elle s’exerce, ainsi qu’à l’autorité, aux décisions et à l’action des personnes qui s’y consacrent. Ces vices qui affaiblissent l’idéal d’une authentique démocratie, sont la honte de la vie publique et mettent en danger la paix sociale- la corruption – sous ses multiples formes d’appropriation indue des biens publics ou d’instrumentalisation des personnes – la négation du droit, le non-respect des règles communautaires, l’enrichissement illégal, la justification du pouvoir par la force ou par le prétexte arbitraire de la ‘‘raison d’État’’, la tendance à s’accrocher au pouvoir, la xénophobie et le racisme, le refus de prendre soin de la Terre, l’exploitation illimitée des ressources naturelles en raison du profit immédiat, le mépris de ceux qui ont été contraints à l’exil ».

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