La Fondation Gates a plaidé à Bercy les bienfaits de la finance mobile…


La Fondation Gates a plaidé à Bercy les bienfaits de la finance mobile…

Alors que la France débute sa présidence du G7, la Fondation Gates a plaidé à Bercy les bienfaits de la finance mobile et de la « bancarisation » des femmes dans le monde.

Le smartphone, outil de développement ? Pour Melinda Gates, l’affaire est entendue. Facile à ses yeux de transformer ces quelques centimètres carrés de silicium, déjà dans les poches de plus de 600 millions d’Africains, selon une étude Deloitte, en un booster de richesse. Il suffit que l’objet offre un accès à des services bancaires et soit donné, notamment, aux femmes.

Alors que la France a pris la présidence tournante du G7 au début de l’année, la philanthrope américaine était de passage à Paris, mardi 22 janvier, pour exposer au ministre français de l’économie, Bruno Le Maire, l’effet de levier de la banque digitale. Elle a rappelé que « si, au cours des cinq prochaines années, les populations des pays les plus pauvres accèdent à des services financiers, l’économie mondiale pourrait croître de 3 600 milliards de dollars », citant le rapport « Digital Finance for All » du cabinet de conseil McKinsey.

La coprésidente de la Fondation Bill et Melinda Gates (partenaire du Monde Afrique), dont les dons annuels aux pays en développement sont supérieurs aux dépenses de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), souhaite que le prochain G7, qui se déroulera à Biarritz du 24 au 26 août, inscrive ce sujet à son agenda. Une manière « de rendre le monde plus pacifique et plus stable », soulignait-elle à sa sortie de Bercy. Une façon aussi de coïncider avec l’agenda macronien, puisque le chef de l’Etat a placé son année de présidence du G7 sous le signe de la lutte contre les inégalités.

« En Afrique, mais aussi en Inde, de nombreuses études de terrain ont prouvé que si l’on procure à une femme une identité numérique et un compte en banque accessible par mobile, elle acquiert un statut différent et elle investit dans le bien-être de sa famille et de sa communauté », observe Mme Gates, qui insiste sur ce bénéfice à plusieurs niveaux, intimement persuadée qu’« avec un accès aux services financiers, une femme se voit différemment et qu’on la regarde différemment ». Disposer d’un compte permet bien sûr d’économiser pour éviter d’être soumis à des taux usuriers en cas d’imprévu, mais cela donne aussi à une femme une importance suffisante au sein de sa famille et dans sa société pour qu’elle s’autorise ensuite un accès « plus facile à la contraception », cet autre puissant « outil anti-pauvreté », comme le qualifie Mme Gates. Et c’est aussi ce « pouvoir » donné aux femmes sur leur vie qui intéresse Melinda Gates.

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