ZIMBABWE: LA RÉSURRECTION DU « TRAIN DE LA LIBERTÉ », RARE « SUCCESS STORY »


ZIMBABWE: LA RÉSURRECTION DU « TRAIN DE LA LIBERTÉ », RARE « SUCCESS STORY »

ZIMBABWE: LA RÉSURRECTION DU « TRAIN DE LA LIBERTÉ », RARE « SUCCESS STORY »

La livraison, l’an dernier, de nouveaux wagons et locomotives pour les Chemins de fer zimbabwéens (NRZ) « représente notre engagement pour le changement, le progrès et le développement », avait-il lancé à cette occasion. « Il est temps d’avancer à toute vapeur ».

Les NRZ ont donc financé à hauteur de 2,5 millions de dollars la rénovation d’une première ligne de banlieue. L’une des rares « success stories » d’un Zimbabwe qui a replongé depuis des mois dans les pénuries en tout genre (carburant, huile, médicaments…).

Il est 6 heures du matin et le train s’ébranle. En route pour Bulawayo, il s’arrête dans des gares imaginaires au milieu de nulle part pour embarquer d’autres passagers, jusqu’à son terminus qu’il atteindra une heure plus tard.

– « Pratique et à l’heure » –

« Le prix d’une course en kombi (minibus) coûte maintenant 2 dollars, c’est beaucoup trop cher », explique un de ses passagers, Sipeka Mushoma.

« Le voyage en train coûte 50 cents (…) Ca me permet de mettre de l’argent de côté pour acheter des légumes et du pain », ajoute ce chauffeur de poids-lourd, en route pour son travail.

Ce matin-là, le sexagénaire est chanceux. Il parvient à trouver une place assise dans le train de 14 wagons bondés.

L’inflation annuelle de 42% et le récent doublement des prix de l’essence – qui a provoqué en janvier une fronde populaire violemment réprimée – se sont répercutés sur les prix des courses de kombi. Pas sur le train, qui fonctionne au diesel mais est subventionné par l’Etat.

 

« Nous sommes ici pour attirer les banlieusards (…) Il n’est pas question que nous augmentions nos prix », assure Nyasha Maravanyika, responsable presse des NRZ.

Jusqu’au début des années 2000, Bulawayo comptait deux lignes de trains de banlieue et la capitale Harare trois. Mais ce service surnommé « les trains de la liberté » a été brutalement interrompu. « Les wagons et la signalétique étaient en trop mauvais état », explique Nyasha Maravanyika.

A ce jour, seule une ligne a été remise en service mais « c’est un grand succès. Le train est pratique et à l’heure », se félicite-t-il.

– « Cœur » du réseau régional –

Il faudrait encore 10 millions de dollars pour remettre sur les rails les quatre autres lignes de train de banlieue du pays. Mais l’argent manque, les caisses de l’Etat sont désespérément vides.

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Capital.fr

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