LIBERTÉ POUR KHALIFA SALL


LIBERTÉ POUR KHALIFA SALL

LIBERTÉ POUR KHALIFA SALL

Au sommet de l’état, après une éprouvante campagne électorale, Macky Sall a sans doute intégré cette sublime citation de Confucius « Pas trop d’isolement ;pas trop de relations; le juste milieu, voilà la sagesse ». En lui renouvelant d’une manière si éclatante sa confiance, on pouvait prévoir que le peuple,paradoxalement, allait être plus regardant, plus exigeant et plus critique.

La science politique et l’histoire nous apprennent que tout pouvoir de l’homme « est éphémère et fragile « et qu’il y a toujours après l’euphorie de la puissance, un temps des longs et douloureux regrets et le temps sublime, redouté mais inévitable, de la mort.

Cette triptyque inéluctable, alliée à l’impérieuse nécessité de laisser une trace indélébile dans l’histoire, devrait pousser le politique à mieux apprendre de son peuple à mieux le connaître et à mieux le servir .

La sagesse «du prince» qui gouverne les hommes éclaire la « consubstantialité » qui fait de lui le frère de tous les citoyens, qui ont un droit de regard à la marche de l’état, un droit à l’adhésion, à la candidature, un droit au questionnement, aux positionnement, aux doutes et aux refus, à la contestation et même parfois à l’exigence.

Et voilà pourquoi, Macky Sall ne peut plus ignorer et je pense qu’il ne l’ignore pas, que c’est le peuple sénégalais, dans presque toutes ses composantes, qui voudrait voir khalifa Sall libre.

Aujourd’hui que le temps des fastidieuses procédures est épuisé et que Macky Sall, fort de sa réélection a les mains libres (malgré les coups de boutoir de l’opposition, qui est dans son rôle) il doit, sagement, exercer son droit de grâce et libérer khalifa Sall et le rendre, magnanime, à sa mère, à son épouse et à ses enfants.

Dans une démocratie, la prison politique,qui est la sanction inique et délétère,pour ceux qui n’ont que « comme seul tort de ne pas être d’accord », participe à pervertir toutes les institutions et les rouages de l’état et installer une frilosité et un désenchantement qui paralysent les citoyens et brident le verbe et les initiatives salutaires.

Je sais que Le Président de la République ne peut pas ignorer tout cela et qu’il sait qu’il n’a rien à craindre d’une telle libération.

Que l’approche des prochaines élections locales et les incertitudes liées,ne doivent pas l’empêcher d’exercer son pardon car aujourd’hui, il détient une force incommensurable et une légitimité incontestable, qu’il tire directement du vote de chaque sénégalais et de chaque sénégalaise.

Il n’est aucunement le président des formations politiques qui s’en réclament, il a largement les moyens de résister aux chantages et aux pressions illégitimes, il est le Président de chaque citoyen et de chaque citoyenne, même de celui qui rue dans les brancards et qui a voté contre lui et qui continuera à le faire, demain.

Le chef de l’état,en tout cas, n’a rien à perdre dans cette longue et douloureuse histoire et tout à gagner, en réparant ce que beaucoup considèrent comme une injustice .

Il a les moyens, à la fois moraux et intellectuels et ,encore une fois, la légitimité, pour faire ce que sa stricte conscience lui dicte et n’a de compte à rendre à personne dans cette prérogative, car le droit de grâce est intimement lié au suffrage même des Sénégalais, partant au pouvoir régalien, incontestable et incompressible, du chef de l’état qui dépend de ce vote libre.

Et puis Macky Sall, il a d’autres chats à fouetter et des combats sacrés à mener pour apporter, et ce n’est pas une mince affaire, le bonheur aux Sénégalais.

Il doit tout d’abord, et il est le seul à pouvoir le faire, s’il ne l’a pas encore fait, car il n’a pas de temps à perdre dans la politique politicienne et ce n’est pas une sinécure, d’organiser en une direction au plus près de ses services présidentiels, et se battre pour que pas un litre de pétrole et pas un M3 de Gaz, n’échappent au juste prix et au contrôle quotidien de l’état et il doit, solennellement, nous en faire le serment.

Et puis, il a l’impérieuse nécessité d’œuvrer pour cette unité nationale que les Sénégalais de bonne volonté espèrent et qui, seule, nous permettra d’être plus fort et de résister « aux envahisseurs capitalistes », qui manœuvrent scientifiquement pour nous spolier impunément et à moindre frais…

Voilà pourquoi la libération de khalifa Sall sera, en n’en pas douter, un moment fécond de cette unité nationale tant espérée et apportera une réponse, positive, aux doutes qui commencent à ternir l’éclat de la démocratie sénégalaise.

A Propos de l'auteur



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