Sénégal: 22.575 enfants de -5 ans sont décédés en 2017


Sénégal: 22.575 enfants de -5 ans sont décédés en 2017

Une étude conduite par l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME), institut de statistique sur la santé publique de l’Ecole de Médecine l’Université de Washington publiée, révèle qu’au Sénégal, 22.575 enfants sont morts  en 2017 avant d’atteindre l’âge de 5 ans. Ladite étude s’est penchée  sur des pays regroupant à eux seuls 90% de la mortalité infantile survenue en 2017.

 

 

 Une étude sans précédent cartographiant la mortalité infantile sur presque deux décennies révèle qu’au Sénégal, la probabilité pour un enfant d’atteindre l’âge de 5 ans varie du simple au double selon le département dans lequel il vit. L’étude montre que 22.575 enfants sont morts en 2017 au Sénégal avant d’avoir atteint l’âge de 5 ans, contre 43.840 en 2000. Le plus haut taux de mortalité au niveau du département est de 79,3 à Saraya.

 

Le plus bas 31,7 a été enregistré à Dakar. Les troubles néonatals étaient la première cause de mortalité avant l’âge de 5 ans aussi bien en 2000 qu’en 2017, selon l’étude de la Charge mondiale de morbidité. Le pays a connu au cours de la période étudiée des baisses substantielles du nombre de décès par diarrhées et ou infections des voies respiratoires inférieures. Cette étude, une première en son genre  établit une cartographie de la mortalité infantile à l’échelle du département, du district ou de la commune, dans 99 pays à faible et moyen revenus.

 

Les chercheurs estiment que si chaque échelon local des pays à faible et moyen revenus étudiés avait atteint l’Objectif de développement durable (ODD) d’au plus 25 décès infantiles pour 1.000 naissances, 2,6 millions d’enfants auraient été épargnés.

 

Si chaque district au sein d’un pays pouvait s’élever au niveau du district enregistrant les meilleurs résultats dans ce même pays, le nombre estimé de morts évitées grimperait à 2,7 millions. La grande majorité des 17.554 échelons locaux des 99 pays étudiés ont enregistré des progrès en matière de baisse de la mortalité infantile, mais les niveaux d’inégalité entre échelons locaux se sont montrés plus variables au cours de la période étudiée.

 

Ainsi, malgré de nets progrès en matière de réduction de la mortalité infantile au cours des 20 dernières années, les plus hauts taux de mortalité enregistrés en 2017 étaient observés dans les mêmes zones qu’en 2000.

 

 

L’étude évalue à la fois les taux et les nombres absolus de décès par district, offrant ainsi une image complète de la mortalité infantile dans le monde qui fait ressortir des tendances et des schémas caractéristiques répétés.

 

 

Une proportion croissante de décès infantiles a lieu dans des zones à faible taux de mortalité généraux. La mortalité néonatale (décès survenant au cours des 28 premiers jours de l’enfant) et la mortalité du nourrisson (décès survenant au cours de la première année de vie) augmentent toutes deux en pourcentage du total des décès infantiles.  Ces tendances mettent l’accent sur la nécessité d’adopter des approches spécifiques.

 



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