SENEGAL : L’usine de fabrication de perfusions inaugurée


SENEGAL : L’usine de fabrication de perfusions inaugurée

SENEGAL : L’usine de fabrication de perfusions inaugurée

 

L’usine de production de solutés massifs sise à Bayakh (commune de Diender) a été inaugurée  ce mardi 15 janvier par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne. Construite à hauteur  9 milliards de F CFA, dans la région de Thiès, par le Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis),  la Caisse des dépôts et consignations (Cdc) et la société Parenterus, l’usine va fournir les hôpitaux des perfusions. Ceci, pour lutter contre la rupture de stock. «La rupture de stock de perfusion est appelée à être bannie du vocabulaire des grossistes», a fait savoir le Fondateur et Directeur général de Parenterus, Ibrahima Ka.

L’Usine a une capacité productive de 2000 flacons de perfusions par heure. Soit, en moyenne 12 millions de flacons dans l’année. «Une telle capacité de production combinée à la proximité des grands axes de circulation, nous autorise à faire des livraisons personnalisées permettant à nos clients une bonne gestion sans risque de rupture», affirmé M. Ka. Non sans annoncer que l’équipe de Parenterus  envisage la fabrication d’antalgiques et d’anti-infectieux en perfusion.

Pour sa part, le directeur général du Fonsis, Ibrahima Kane a estimé que cette industrie a pour but de sécuriser l’approvisionnement national, mais elle peut également exporter dans la sous région.

Par ailleurs, c’est une trentaine de jeunes dont une dizaine issue de Diender  qui seront employés.

Toutefois, le directeur de cette usine a exposé le problème des taxes qui pourrait être une entrave à la bonne marche de l’entreprise. «Le remboursement de la Tva suspendu dans le cadre de l’agrément au côté de l’investissement peut leur être fatal. Les administrateurs et les équipes de Parenterus appréhendent cette perspective avec angoisse», a-t-il informé.

Le Premier ministre qui a procédé à l’ouverture de cette usine rassure. «Vous pouvez vous rassurer sur le problème fiscal que vous venez de poser. Il est un problème général à toutes les filières agro- industrielles pour lesquelles le produit fini a été exonéré de Tva. Le problème se trouve sur la compensation  de la Tva. Mais il y a des solutions. Parce que vous pouvez très bien travailler à ce que vous ayez des crédits d’impôts et que justement ce différentiel que vous ne pouvez pas récupérer, que ça soit un crédit d’impôts. Et sur l’impôt que vous avez à payer demain en tant que société qui gagne de l’argent vous puissiez déduire cette Tva», a-t-il soutenu, Mahammed Boun Abdllah Dionne.

A Propos de l'auteur



palm
palm
palm
palm